Attention à certaines dérives de terrain. Il ne faut pas perturber ou modifier le sol à observer. Suivez nos conseils sur la pose, la dépose, et la maintenance des sondes ainsi que sur le respect des fréquences et de la quantité de mesures tensiométriques à effectuer…
Il y a un ensemble de bonnes pratiques à respecter pour observer correctement le sol sans aucune altération du milieu naturel. La performance de la technique est obtenue grâce au respect du sol, du matériel et la technique elle-même.

3 répétitions minimum :

C’est la seule réponse possible à l’hétérogénéité de l’eau dans un sol irrigué. La règle de la médiane de 3 valeurs, à chaque profondeur, est connue et documentée depuis 30 ans. L’hétérogénéité de l’humidité du sol augmente en phase d’assèchement, c’est-à-dire justement quand on doit prendre les décisions.

Les systèmes tensiométriques permettant des décisions solides respectent ces règles. Ils coûtent de l’ordre de 500 € par parcelle en lecture manuelle, 800 € en enregistrement et 1200 € en transmission. Ces coûts restent modestes au regard des enjeux.

Le « bricolage » en matière de mesure décisionnelle n’est pas une bonne idée.

Fréquence des mesures tensiométriques

La tension de l’eau dans le sol évolue classiquement de quelques cb / jour.

Une fois l’outil d’aide à la décision mis en main, la visualisation, le conseil et la décision se font sur une fréquence hebdomadaire, parfois bi-hebdomadaire. Ceci permet une bonne maîtrise, sans devenir fastidieux.

L’intervalle adéquat entre 2 mesures est de 4 à 6 h, sauf cas très particulier.

La fréquence d’envoi nécessaire des 4 à 6 lignes de données peut être journalière, voire bi-journalière en sol léger.

Ces intervalles sont adaptés à la tensiométrie.

Fréquences anormales

Certaines centrales multi-capteurs n’ont pas été adaptées aux mesures dans le sol. Par exemple, une mesure toutes les 15 minutes génère 8640 mesures sur 3 mois, l’équivalent de plus de 5 ans de mesures. On fatigue inutilement les capteurs en seulement 1 an d’utilisation.

Le calage de certaines solutions, sur une fréquence de mesure inutilement élevée, n’est pas une bonne idée.

Test des sondes

Le fonctionnement et la durée de vie des sondes est documentée : sondes WATERMARK ®

Certaines méthodes préconisent un test chaque saison. Pourquoi pas, mais à condition de respecter la procédure de test.

Notamment tremper les sondes pendant 2 minutes dans seulement 6 cm d’eau. Ne pas les submerger, ne pas laisser entrer de l’eau par le trou en bas de tube. Sous peine de faire entrer de l’eau par la mise à l’air de la sonde, ce qui peut fausser le test en question.

Le contact sol / sonde est essentiel

Le tubage de sondes

Le tubage PVC à deux diamètres 25 / 22 mm correspond à la tarière spirale 25 / 22 mm.

Ceci permet de descendre les sondes dans le sol sans abîmer leur « peau »

Tout en assurant un contact parfait avec le sol non perturbé.

L'installation

Le pré-trou doit être fait avec la tarière spirale, par des  aller-retours successifs de 15 cm maximum, afin de ne pas comprimer le sol.

A proscrire : des outils hors côte, des pré-trous plus gros, de la boue créant une « poterie » autour de la sonde, qui ralentit les échanges avec le sol réel. On voit cette mauvaise idée sur certaines vidéos. Perturber ou modifier le sol qu’on veut observer, est totalement à proscrire.

Peut-on se passer de câble sur les sondes WATERMARK ® ?

Avec le recul sur l’usage des Monitor R2-DX ® (câblés) et R2-XD (non câblés) il ressort :

  1. En culture annuelle sous aspersion ou goutte-à-goutte à faible écartement, les 2 solutions peuvent être équivalentes, à conditions de pouvoir ajuster la hauteur au dessus du sol et respecter le nombre minimum des 3 répétitions x 2 positions, au moins..
  2. En irrigation à la raie, idem. La garde au sol est essentielle.
  3. En culture pérenne sous goutte-à-goutte, la solution câblée est supérieure pour ajuster le bon positionnement des sondes autour du bulbe. Également pour mettre l’électronique à l’abri du désherbage mécanique, de plus en plus utilisé.
  4. Câblage indispensable également en échographie du bulbe.
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